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Écrire en atelier: "Le zoom: du récit d'une anecdote au récit d'une sensation"... Astrid Armand

Aujourd'hui, sa mère accepte de la laisser sortir - dehors, l'air est doux.Elle enfile ses chaussures, une veste légère et hop !La voilà déjà dévalant l'escalier, la voilà déjà près du cercle qui fait face au seuil de l'immeuble.Environ 6 mètres de diamètre, 30 centimètres d'épaisseur sont contenus par un muret en béton de 35 centimètres de haut. Il se trouve ici depuis la construction du bâtiment, soit 8 ans. Au printemps, il est fort agréable de s'y en approcher. Tout autour, un joli gazon et quelques arbustes.Au printemps, il est fort agréable de plonger pieds nus dedans, dans cette mixture granuleuse à souhait, dont la fraicheur première est toujours surprenante.Elle lève les yeux et scrute les balcons alentours. Sa mère n'apparaît pas, chaque résident semble vaquer à ses occupations. Un sourire se dessine sur ses lèvres... Elle s'abaisse et délie le premier lacet, puis le second.De la pointe de son pied droit, elle retire lentement l'arrière de sa chaussure gauche. A présent, c'est l'extrémité de son pied gauche qui vient titiller le talon droit. Elle place correctement ses accessoires non loin du cercle et place ses chaussettes à l'intérieur. Un dernier regard vers le ciel, sur 180... Personne en vue et hop !Les deux pieds joints s'enfoncent dans le sable fin, frais, encore humide de la rosée du matin. Son corps entier s'en trouve frissonnant de la tête aux pieds et de la tête aux pieds, les poils de toute sa peau se hérissent comme pour créer une barrière contre les quelques grains qui retombent ça et là, sur son corps.Puis elle se fige, debout, immobile au coeur de son jeu. Doucement, elle entrouvre ses orteils, les fait bouger délicatement. Les particules de sable s'immiscent, se frayent un chemin, se frottent les unes contre les autres pour les chatouiller, un à un.Son sourire éclate alors jusqu'au rire. A présent, elle sautille, jette la matière au-dessus de sa tête, ses pieds s'en donnent à coeur joie. Ils sont noirs, le sable mouillé s'est maintenant collé et tapisse d'une bonne épaisseur, cette partie de son corps, comme une seconde peau.  03/02/2016

Écris en atelier : "Dialogue à partir de Steinbeck...
Écrire en atelier: "Une phrase sans fin, musicalit...
 

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