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"Nous"

    « Ma vie n'est pas une existence... – Eh bien, si tu crois que mon existence est une vie... »     V ivre ? ou exister ? Laurent Fraga ne fera jamais les distinguos célèbres de Mme Raymonde et de Mr Edmond, loin de lui Hôtel du Nord , Le Quai des brumes , Laurent est du pays de la vachette, de la cocarde, des fêtes votives, de la pétanque sur la place centrale, mais aussi, comme la plupart de ses concitoyens, du football au stade municipal et des grandes communions sportiv...
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Ecrit en atelier.... La nuit par Philippe

​ La Nuit m'accompagne depuis toujours. Elle se cache le jour dans une région obscure, au fond d'un puits, sous la terre, dans une galerie profonde en m'attendant. La nuit s'endort,elle rêve,elle est belle quand elle dort ! ma nuit me cherche, ou attend que je la rejoigne.Elle me questionne,elle veut me révéler des choses oubliées,des choses que je ferais peut-être mieux de ne pas savoir. Ma nuit est une femme que je connais si peu, j'ai peur de la regarder,peur qu'elle prenne trop de place, peu...
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Écris en atelier: " Un mot pour un autre » avec Michaux et Tardieu "... Élia Casanova 14/05/2016

-Merdour Maline ! cette niche est en soleil !Oh c'est très lourd d'aller friche prêtement avec toi !Dans la fourbe poile bien à épaissir des crosses pas chutées et mènement levées.Moi,j'ai flutiaux une carbonate à sucs dans l'abreuvoir !je l'ai pas forbilé cette mine gale !-Oh mon émoi calerions , j'ai tenté dur le violet avec de la picaille grosse,du chardu en cholette et des cartachoux surdoués..hé humlé quelle fastation ! ture fastation !!!Retrouver Merlouche,Flicaye,percale et finette en toi...
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Écrire en atelier : "Deux récits parallèles, le récit absent..."Olivier Bueb

KATIA Fidèle à mes habitudes, j'étais en retard. La chaleur suffocante de cet été caniculaire transformait l'appartement en sauna. Je cherchais partout ces maudites clés. Au loin, par la fenêtre une sirène se faisait entendre. Pompier, police, je n'ai jamais su faire le distinguo. Mais où ai-je fourré ces clés ? La sirène poursuit sa mélodie stridente, une urgence sans doute. Moi aussi, je suis pressé, ça y est, je suis en retard de deux minutes. Katia a l'habitude maintenant, mais cela entretie...
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Écrit en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." Philippe et Olivier 12/2016

Confronté à l'urgence,il se mit courir en tous sens, sautiller, gémir, s'arracher les cheveux, faire tourner ses yeux, invoquer la clémence divine, implorer les miraculés, et enfin parvint à articuler quelques bruits quelques cris quelques mots « mais…comment…comment donc…çà jamais !!!C'est inutile …impossible… infaisable…dangereux…il ne faut pas….absolument…on discute plus….c'est non…je…j'en appellerai à la loi…y-a-t-il un agent ici ?....je recours je saisirai…Mais tout ceci fut vain, ses mots ...
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Écrit en atelier : "bourlinguer avec Cendrars" Elia Casanova 10/2016

…J'arrêtais la voiture sur le bas côté de la départementale lustrée par la dernière averse. Une pancarte annonçait une brocante « Bric et Broc ».Sur un carton, une flèche dessinée nous fait gravir un raidillon non goudronné. Nous avons pensé au garage de notre amie Claire. L'arrivée dans un chantier , un air Des empilements de structures en fer dont la rouille s'écaille ,des tables , des poulies ,des berceaux des sofas des méridiennes désossées des lambeaux de toiles d' indienne effrangées, des ...
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Écrit en atelier : "chronologie et récit". Elia Casanova 7/11/2016

Depuis la dernière longue marche, le groupe avait trouvé un abri confortable en flanc de colline , assez profond pour les contenir tous, des anfractuosités loin de l'entrée augmentaient l'espace. Les femmes gestantes qui avaient peiné au cours du dernier raidillon pourraient s'y installer. L'entrée n'est pas face aux vents et sa hauteur prolongeait la pénétration du soleil jusqu'à l'apparition de la première étoile. Tous en avaient convenus c'était un bon lieu l'approvisionnement en eau serait a...
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Écrit en atelier: "Description d'un lieu, scénario puis parcours d'un personnage"... Olivier Bueb 06/11/2015

LE CINÉASTE La porte est en bois massif, simple et de couleur foncée. La clenche est en métal noirci. Quand tu ouvres cette porte, tu pénètres dans une cuisine dont le sol est fait de tomettes rouges. Elles sont polies par le temps et leur alignement n'est pas très régulier. En face de la porte, une fenêtre apporte de la lumière à la pièce. Elle part du plafond pour s'arrêter à 1m50 du sol.Des barreaux ont été posés à l'extérieur pour éviter toute intrusion. Au milieu trône une grande table en b...
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Écrire en atelier "Un fait divers, trois narrateurs"... Olivier Bueb 14/11/2015

ETOILE GRAND-COMBIENNE 1 Le journal : « Une étoile s'éteint dans la nuit grand-combienne » Mardi matin aux aurores, la brigade de Répression des Fraudes a effectué une descente au restaurant bien connu « La Farigoule ». Suite à une dénonciation anonyme et courageuse, elle a interpellé le chef étoilé Bertrand Poëllon. En effet ; la Brigade avait reçu ces derniers temps des coups de téléphones et autres mails précisant que le restaurateur, à défaut d'utiliser des produits du terroir, se servait d'...
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Écrire en atelier"Description d'un lieu à partir de textes de Zola"... Olivier Bueb 06/112015

UN LIEU, UNE VILLE La ville nouvelle paraissait agrandie ; le nouveau quartier du Médard s'étendait désormais jusqu'au fleuve. Des bruits de télévisions montaient vers le ciel étoilé tandis que des stores baissés laissaient à penser que des gens honnêtes dormaient d'un sommeil réparateur. L'ombre des tours de verre se dressait pour se noyer dans les eaux noires de la Ligrande. Ma balade nocturne quotidienne me guidait toujours vers le même endroit. Je tombais nez à nez avec ce tag que je connais...
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Écrire en atelier:"Poésie et synesthésie: mélanger les sens"... Olivier Buerb 28/11/2015

1 FRAGMENTATION AVEUGLE J'ai effleuré ce miroir poli comme un galet de rivière. J'ai caressé le reflet de ton image au travers de la mienne. J'ai respiré ton odeur chaude de pleine lumière au travers du tain. J'ai savouré la lumière de ton sourire à la clarté étincelante. J'ai contemplé, les yeux fermés, l'obscurité de ton absence. J'ai frôlé du bout des doigts l'horizon lointain où se rejoignent les lignes de nos vies respectives. J'ai écouté parler tes couleurs favorites, ce camaïeu de bleus à...
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Écrit en atelier : "écrire au musée exposition R. Guiffrey" Olivier Bueb 14/01/2017

WHITE SPIRIT (inspiré du tableau Kavemérui de René Guiffrey) Un carré blanc de 60 par 60. Mes yeux parcourent d'un air interrogatif de périmètre de 240 centimètres. Ils vont et viennent de gauche à droite puis rebroussent chemin tentant de déchiffrer ce qui pourrait être un manga hivernal. Puis de haut en bas et de bas en haut, tel un médecin examinant l'évolution de la courbe de températures de son patient alité. Tout comme lui j'accompagne mes lents hochements de tête d'une moue dubitative fac...
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L'accumoncellement

La C 2143, elle est longue et pas large, elle va do ch'min jusqu'au p'tit ri d'en bas, oué le p'tit gris qu'la tient ; L' ptit gris oué le père de Jean-qu'a d' l'oseille, Jean-l'macéré dans l'huile, Jean-l' Prie-Dieu, Jean- l'marlou, Jean-corne à bœufs, Jean-l'puceau, Jean-la tige de huit, Jean-l'obus, Jean-l'bossus, Jean-l'trapus, , Jean-Rien qu'a fait, Jean-l'encrassé, Jean-l'Enfoiré, Jean l'demeuré,Jean-la gamelle et Jean-Foutre. Jean-Foutre est maqué envé la Ginette do Ribnais. Un jour quo l...
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J'habite seul au quinzième étage

J'habite seul, au quinzième étage, dans un immeuble de studios, à la ZUP. Les voisins ne vous adressent pas la parole, c'est comme une règle en vigueur qui ne serait pas écrite. Ils n'ont pas leur nom sur la porte. Ils se méfient. J'ai dit que j'habitais seul. C'est simplement une manière de parler. C'est adopter un point de vue extérieur, celui de gens ordinaires qui pourraient m'observer avec tous leurs préjugés sur la notion de solitude. En fait, j'ai auprès de moi une mouche de compagnie. Je...
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La dame a ri

Elle a ri, à l'abri bus de la place Jeanne d'Arc. Elle a dit Vous n'allez tout de même pas essayer de les vendre ? Elle a ri. Elle a dit... C'est à ça que je pense, étendu sur mon lit, dans ma chambre, c'est à ça que je pense. Je viens de me réveiller. J'ai vu par la fenêtre le ciel un peu rose sur le jardin communal et c'était très joli. C'était joli comme un tableau mais j'avais à peine été saisi par la beauté que j'ai entendu, dans mon âme et dans ma bouche, son rire et sa phrase : Vous n'all...
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L'enfant au piano

-Petit écolier, que fais- tu là, seul, par cette chaleur sur ce chemin désert ? - Je me suis perdu en courant après les sauterelles ; -Je ne vais pas te laisser rentrer seul. Viens, je te raccompagne : j'en profiterai pour boire un verre d'eau, si tu es d'accord ; - Oui, monsieur ! à nous deux, on retrouvera le chemin… mais ne vous inquiétez pas trop, on aperçoit déjà les volets verts, là- bas, au loin : c'est ma maison. -  alors en route, partons tous les deux ! Main dans la main...
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LES YEUX VERTS.

Il fait frisquet ce 22 octobre. Une silhouette svelte, un immense sac couleur miel accroché à l'épaule, se dirige d'un pas rapide vers la place d'Iéna. Emmitouflée dans un snood aux couleurs automnales qui cache ses cheveux, Anne a délaissé les transports parisiens. Elle vient d'en finir avec un rendez-vous immobilier pour un acheteur richissime, difficile et indécis et retourne à son bureau. Tout en marchant, elle tire son portable rangé dans le soufflet droit de son sac et cherche la fonction ...
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Rue du Café Brûlé

En entrant on est accueilli par le grand acacia qui agite ses branches un peu comme un éléphant ses oreilles. C’est sa façon à lui de recevoir les gens. Immense et silencieux, il règne sur la cour comme un directeur d’école. Parfois il se met un nuage sur la tête pour se donner l’air sérieux.


Au printemps il s’habille de fleurs et d’abeilles. Une saute de vent et hop il neige sur la cour en plein mois de mai.
Les tourments de la vie ont creusé dans le tronc une sorte de cheminée par laquelle on grimpe jusqu’à la première branche. De là, par temps clair, bravant l’interdit, on saute, les bras ouverts en parachute. L’acacia a toujours gardé le secret.

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Huit minutes et des poussières

Ce matin-là, « Lève-toi, tu vas être en retard » me dit maman en ouvrant les volets (maman c'est mon meilleur réveille-matin). D'un bond je me lève. En retard ? Non, surtout pas aujourd'hui ! Vite. Un tour de gant sur la figure, une noisette de dentifrice et hop ! J'avale les escaliers par quatre et mon bol de café au lait. Vite. Moufles, bonnet, cache-nez. «Tu n'as rien oublié au moins ? le cerf-volant? …boutonne ton duffle-coat !… »me dit maman en démêlant mes cheveux à coups de peigne et de P...
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Le manteau d'astrakan

« Les yeux sont des oiseaux prisonniers » Malaparte J'habite au château. Mon père est roi, ma mère reine. Köning und köningin von Polen, aiment-ils dire sous les grands lustres éclatants de mille petits soleils. Das Vaterland von Chopin ajoute mon père qui joue du piano comme si Chopin habitait chez nous. C'est un grand château. Si grand qu'on ne peut pas jouer à cache-cache sans risquer de se perdre. Et ennuyeux avec ses immenses salles, ses tapisseries d'Aubusson et ses poêles vernissés. ...
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Histoire d'une débutante

Débuts à Paris

J’ai tout juste 22 ans quand je débarque à Paris, en novembre 1979 . Dans ma valise, je n’ai glissé que quelques vêtements. Dans mes poches, je possède environ une centaine de francs.
Déjà, la nuit est tombée. Il me faut trouver un hôtel. Entre deux escaliers de la butte Montmartre , un établissement affiche « chambre à la journée, à la semaine, ou au mois » . Voilà mon affaire.
Un rapide passage à la réception, puis je découvre ma chambre. C'est une pièce plutôt triste, mais assez spacieuse. éclairée par une fenêtre ouverte sur l'extérieur. Au fond, un petit coin cuisine, équipé d'un réchaud à gaz, est aménagé.

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Écrire en atelier: "Fiction avec une nouvelle de Julio Cortázar "... 05/2016

Galerie vieille du temple, la rue était sombre.Une silhouette féminine, rouge, s'éloignait dans le crachin du petit matin. Un homme à l'allure élancé s'approcha de la devanture et s'absorba dans la contemplation du tableau.La femme est assise sur le lit, ses vêtements gisent sur le sol, visiblement jetés en hâte. Les coudes sur les genoux, lasse, elle semble pleurer. Derrière elle, allongé de dos, un homme prend toute la place dans le lit. Une chevelure abondante tombe sur sa nuque ; d'épaisses ...
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Écris en atelier: "Écrire le nucléaire"... Anne-Marie 04/04/2016

Il y eut une première fois…. Hiroshima,la mort venue du ciel,éventration de la terre ,larmes de terreuret l'horreur, dans les yeux des enfants .Il y eutTchernobyl,paysage décharnéet toute la tristesse du monde.Il y eut à nouveau Fukushima.Oublié, les cerisiers en fleurs au pied du mont Fuji,oublié, les petits jardins de galets bien rangés ,Fukushima,comme une geisha de la mort,Fukushima ,comme dans un tableau de Hokusai,étreinte de la vague,écume de la mort,Il y eut… il y aura… Demain…. peu...
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Écrit en atelier:"Poésie et synesthésie: mélanger les sensations"... Anne-Marie 28/11/2015

Le soir fait sens. Les pirouettes des arbres s'épanchent au sommet de la colline et dorment en dentelle. On entend le vent chahuter dans les cerfeuils. Il fait soyeux. Une hulotte tance sa vie. Martial sème son regard sur la ligne et attend. Il a rendez-vous avec sa tortureuse . Musarde-t-elle ? Il a envie de la velouter contre lui et lui lire combien elle chante en son cœur. Mais elle n'est toujours pas là. L'attente devient sourde. Soudain un bruit derrière lui. Il se retourne…hélas ce n'est q...
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Une plongée dans le corps de Renée-Lise Jonin Août 2017

Je suis un aviateur, une aviatrice. Je suis Mermoz, Élise Deroche. Je vais cent fois plus vite que le vent. J'ai dépassé le mur du son... Et puis clac, c'est fini. Je meurs dans une flaque d'eau. Elle est grise, elle est froide. Glacé dans le silence, le cri du prof de gym me pénètre le ventre. Je meurs. Je veux continuer la course en courant après mon âme qui, elle, veut se détacher de mon corps.Sous moi, la flaque. Au-dessus le ciel qui ressemble à une étendue d'eau. Mon souffle est si ténu ! ...
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l'homme du rond-point

Il est au rond point, comme chaque jour, debout avec sa pancarte, barricade contre l'indifférence insouciante du monde, bâtie contre le courant, pour que le flot lent et anonyme du train-train quotidien vienne buter sur ses rivages. Et Dans les rayons du soleil de fin d'après midi, qui l'effleure sur son côté gauche, ce géant de solitude, nimbé d'une ombre de lumière, ralentit le temps et comprime l'espace, il est le maître de la chenille métallique d'automobilistes aspirée et jetée contre sa pa...
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Écrit en atelier : "Commencer par la fin..." Christiane Faucher 12/2016

Il était arrivé au Chili voilà 7 ans, et avait parcouru la Cordillère des Andes de haut en bas. Son séjour s'était prolongé, puis fixé dans une oasis du désert d'Atacama. Les éleveurs de chevaux lui avaient fait cet honneur de l'intégrer parmi les leurs, après une prouesse inouïe, la capture du plus beau poulain de la vallée, que personne parmi les plus vaillants des gauchos n'avait réussi à approcher.Maman, écrivit-il un soir d'automne, il faut vraiment que tu viennes me rendre visite. Je t'ai ...
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​Écrit en atelier : " Récit à deux crayons". Philippe et Elia 11/2016

Confronté à l'urgence, il se mit courir en tous sens, sautiller, gémir, s'arracher les cheveux, faire tourner ses yeux, invoquer la clémence divine, implorer les miraculés, et enfin parvint à articuler quelques bruits quelques cris quelques mots « mais…comment…comment donc…çà jamais !!!C'est inutile …impossible… infaisable…dangereux…il ne faut pas….absolument…on discute plus….c'est non…je…j'en appellerai à la loi…y-a-t-il un agent ici ?....je recours je saisirai…Mais tout ceci fut vain, ses mots...
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Écris en atelier : "Reflet dans le miroir..." Dominique Gaudon /01/2017

Elle se regardait et se voyait toute longiligne, maigre, et plus grande d'un tiers au moins que dans la réalité . Elle riait... Oui, c'était elle ! Et c'est ce miroir-ci qui lui renvoyait cette image-là. Puis, juste à côté, cette glace la transformait en naine - grosse, joufflue, le visage déformé comme celui d'un vieux laideron. Et c'était encore elle. Oui ! Voici que maintenant, ce n'était que le haut de son corps - depuis sa taille - qui s'allongeait quasi indéfiniment alors que le bas restai...
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Écrit en atelier : "Énumérations..." Christiane Faucher 12/2016

Quand tu vis des plantes, et avec les plantes en Cévennes, tu vis vraiment avec les saisons. Les coucous dans les prés de Saint Germain de Calberte à racler au râteau, après tu te soûles de l'odeur d'abricot des taies d'oreillers pleines de primevères. Les aubépines, pas la noire, non, la blanche, et selon calcaire ou schiste ce ne sont pas les mêmes : celles de la Can pelée, chiches au milieu des rochers, battues par les giboulées de mai du causse Méjean qui te glacent les doigts ; les autres a...
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Écrit en atelier : " Stage d'été 2017 - Silence et voix" Sophie Ripka Août 2017

Contraste vous dis-je ! Ici, maintenant tout n'est que contraste finalement, Table de marbre baignée de soleil et d'ombres, Immobilisme et mouvement de balancement rappelant l'écoulement du temps, Calme absolu, déchiré par de multiples sons, sonorités, bruissements, chants, claquements, notes de piano, voix humaines…. Chaleur solaire sur la peau rafraichie par le vent chantant bienfaisant et berçant. Je suis posée en ce monde, là et ailleurs à la fois, Tout autant perchée haut avec cet oiseau qu...
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Écrit en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." suite Élia et Christiane 12/2016

C'est un petit format aux bords dentelés, un noir et blanc. C'est plus grand qu'un photomaton. Un papier brillant qui, sous la lumière, fait des reflets gênants pour le regard.Le personnage central est un homme. Un homme de la campagne avec un pantalon de toile claire et un pull over tricoté et bien que la photo soit en noir et blanc on le sait de couleur bordeau.Il porte sur ses épaules un petit garçon qui se tient à l'épaisse chevelure.L'enfant porte une barboteuse à bretelles il est un peu co...
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Écrit en atelier : " Exercices de style avec Queneau" Pierre Gaudon 11/2016

Elle est assise, un peu raide, au bord de la vitre. Un peu raide mais si mignonne: les pommettes hautes, les yeux rieurs... juste le dos un peu trop droit malgré le relâchement que laisse supposer le petit verre de vin blanc qu'elle a presque fini. Je ne résiste pas au désir de faire sa connaissance. Il y a une place libre sur la table à côté de la sienne : je m'y assied avec la ferme intention de dépasser ma timidité. Mais voilà que justement un geste mal ajusté en positionnant ma chaise accroc...
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Écrit en atelier : "biographie d'un mot" Christine Faucher 01/2017

Edelweiss Lait d' elle. Laide elle va. Laide, elle ? Va, hisse . Va l'étoile, d'aile en elle . Hisse le piolet sur le piton rocheux pour conquérir le monde et les beaux yeux de ta be lle . L'étoile de ses yeux, la neige de ses sommets, l'argent de son reflet. La conquête des cimes, la quête de son cœur, ils iront, d'elle , weiss , blanche hirondelle, porter le printemps et d'elle le temps d'aimer. Elle, sur son aile, vacille, passe, lisse, douce, étinc- elle d'amour immortel, lait d'ân esse , se...
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Écrit en atelier : "Synonymes..." Monique Dubois 04/2017

Je vous ai monté un bateau Dans quelle galère me suis-je embarquée ? C'est un voyage au long cours que cet exercice et je ne me vois pas sur le frêle esquif de mes connaissances pour le mener à bien. Comme sur une chaloupe ou plutôt un radeau , je me lance avec hésitation. Cette coquille de noix , le vieux rafiot de mes rudiments littéraires, tangue et me ridiculise. Mais j'ai quitté la rive et sur mon caboteur , je tiens bon…A moins que ce ne soit un dragueur , une gabare , un kayak ou plus sim...
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Écrire en atelier: "Traversée d'un groupe..." Christiane Faucher 11/2016

Le TGV redémarrait en douceur, la porte à glissière siffla et elle pénétra dans le compartiment, tirant une énorme valise rouge à roulettes, en plus de deux grands sacs à l'épaule. Elle se planta devant l'espace dédié aux bagages, qui débordait. Pourtant pas mal de monde était descendu à Valence.Un peu plus loin, la mère de famille BCBG qui régnait sur le carré de sièges en vis à vis lui jeta un coup d'œil laser, furtif et impitoyable. « Ensemble de voyage Vuitton, carré Hermès, Louboutins... Ma...
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Écris en atelier : "Dialogue à partir de Steinbeck ou le dialogue de deux écritures" Astrid Armand

Souvent, lorsque deux personnes sont face à face, elles devinent chacune les pensées de l'autre mais à cet instant... un homme s'installe, juste à côté de leur table. Elles entament malgré tout, leur échange : - Bien, as-tu trouvé une maison ? - Non, pas encore, j'pense que chuis trop exigeante, aucune annonce ne m'accroche... - Ne t'inquiètes pas, tu n'es pas dans l'urgence, sois patiente, tu trouveras... - T'as raison, ça viendra, j'dois pas me prendre la tête pour ça. C'est vrai, j'ai tout mo...
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Écrire en atelier: "Le zoom: du récit d'une anecdote au récit d'une sensation"... Astrid Armand

Aujourd'hui, sa mère accepte de la laisser sortir - dehors, l'air est doux.Elle enfile ses chaussures, une veste légère et hop !La voilà déjà dévalant l'escalier, la voilà déjà près du cercle qui fait face au seuil de l'immeuble.Environ 6 mètres de diamètre, 30 centimètres d'épaisseur sont contenus par un muret en béton de 35 centimètres de haut. Il se trouve ici depuis la construction du bâtiment, soit 8 ans. Au printemps, il est fort agréable de s'y en approcher. Tout autour, un joli gazon et ...
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Écrire en atelier: "Une phrase sans fin, musicalité et rythme du texte"... Astrid Armand 20/01/2016

Thomas s'assit et contempla la mer. Il était seul, perdu dans ses pensées, pensées qui comme la houle, venaient, repartaient, venaient et repartaient à nouveau, pensées qui avaient l'aura de la couleur de l'eau, vert émeraude, un vert qui l'apaisait, le sécurisait, lui faisait fermer lesyeux pour mieux pénétrer le clapotis des vagues, pour mieux se perdre dans cette immensité tranquille qui le berçait de loin en loin, loin comme cet oiseau planant dans le ciel, se laissant porter par l'alizé dou...
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Écrire en atelier: "Portrait métaphorique: présence d'un animal, portrait d'un homme"... Olivier Bueb 12/12/2015

PAULOT 1 Les déserts m'ont toujours attiré, qu'ils soient brûlants ou glacés. La beauté de leurs paysages, le sentiment mêlé de liberté et de dangerosité me fascinent, me rassurent tant ces territoires sont vierges de toute présence humaine. Mon dernier voyage a guidé mes pas vers la blanche Arctique où d'une profonde eau émeraude dépasse l'infime partie visible des icebergs. Je me croyais dans un cocktail géant où s'entrechoquent des glaçons pris dans du curaçao bleuâtre. C'est là que m'est app...
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