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Lettre de la forêt Carélienne à sa cousine Stéphanie …forêt en graine sur un balcon de Paris.

Chère cousine, Dans mon pays, la Carélie, les habitants possèdent tous une petite boîte pas plus grande qu'un plumier qu'ils gardent cachée sous l'écorce, dans l'épice du bois. En buis, elle bat. Ils y rangent, dit-on, les lettres de l'aimée, des fleurs séchés et quelques parfums précieux. On ouvre ces boîtes en leur chuchotant l'aurore. Ce matin, j'ai chuchoté et la boîte s'est ouverte comme une ...
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Ton Sourire

  Ton sourire. La vie à pleine dents. La gourmandise, l'innocence, l'attente et l'envie de tout. Cette énergie vitale qui t'effraie parfois, te donne un air sauvage qui tranche avec ton chemisier à petits volants et ta coiffure soignée. Tout ton visage irradie cet élan qui te porte mais tu ne le sais pas et tu regardes celui qui te photographie avec une confiance et un abandon qui me surprenn...
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Comment tombe la nuit....

La lune est là. Légère encore. Protectrice. Le ciel est à elle. Elle accorde encore quelques heures au soleil avant de régner à son tour. Les nuages, comme des flocons de neige s'étirent et se diluent dans le bleu. Au loin, le soleil se met en scène, drapant le ciel d'un voile blanc, diffusant une brume sur les sommets dont les contours se confondent. Le vent dans les arbres accompagne la partie e...
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Séducteur toutes saisons

Tes yeux noirs qui pétillent. Une lumière dans tes yeux. Ce ne peut être une lumière noire. Je ne saurais la définir, la lumière de tes yeux. Ta barbichette noire qui se tend vers l'avant, insolente et pointue. Ton regard de diable cherche à séduire quelqu'un. Autour de toi, les dames. Ce sont elles que tu vois. Il y a les hommes aussi. Tes rivaux. Il y a les hommes aussi mais tu n'en as pas peur....
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Monsieur Neige

Un grand hôpital blanc, voilà le lieu où je me trouve. Blancs les murs, blanches les blouses des infirmières. Le blanc égale l'absence. Le blanc égale le rien, le non- être. Un mariage blanc, c'est un mariage qui ne se concrétise pas. Une voix blanche, on ne l'entend pas. Dans un grand hôpital blanc, on est dans un non-lieu. Ce n'est pas l'enfer, certes pas le paradis non plus. Ce sont plutôt les ...
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Agricol Perdiguier, un homme étrange

Krabi, janvier 2019, La première fois que l'on rencontrait Agricol Perdiguier on ne pouvait guère, à mon avis, se faire une idée de la complexité du personnage. Ou alors il eut fallu un esprit plus affûté que le mien. Je n'avais que 17 ans... La première fois que je le vis donc, c'était lors d'une de ces fêtes qui se donnaient à la période de Noël dans toutes les bonnes maisons de St François. Il ...
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Bois-joli et Sœur Fougère

Elle porte l'Afrique sur sa tête. L'Afrique entière. Avec les savanes et les forêts vierges. Elle porte une grande bassine d'eau. Toute l'eau de l'Oubangi et du Congo. Elle porte un grand sac sur le dos, plein du poids des bananes. Elle porte le dernier né sur la poitrine. Qui dort la bouche pleine du sein Elle porte le prochain dans le ciel de son ventre. Elle porte un boubou en cotonnade Qu...
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Une douceur animale (Triptyque 1)

Sous la treille de Clinton, la porte bleue de l'écurie s'ouvre en deux battants. Sur le bas, les planches disjointes laissent des trous, souvent, j'y épiele bouc avec un mélange de terreur et d'attrait que je ne comprends pas. Aujourd'hui, il n'est pas là. Blanchette, au milieu, me regarde, elle domine le troupeau. Elle a dû faire sa toilette parce que sa robe est toute propre. Elle mâchouille que...
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Emile (Triptyque fin)

Sous la vigne de Septembre, les premiers éclats du raisin font écho aux bruyères de l'horizon. Dans les montagnes que le soir assombrit, le langage de la terre devient mélancolie; un frisson d'arbre sur la pierre encore chaude, s'asseoir, regarder la vallée. J'aime le point de vue du village, ici au bas des escaliers, il se découpe dans le ciel et le clocher de l'église émerge entre les branches d...
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​Philomène (Triptyque 2)

Le bruit de l'économe qui racle les carottes fait résonnance...c'est l'heure de la traite, j'allais oublier... Où est ma drôlette? Je parie qu'elle est à l'écurie encore avec les chèvres, pourvu qu'elle n'ait pas laissé la porte ouverte comme l'autre fois où nous avons retrouvé les chèvres dans le potager du Charlou. Un frôlement comme une caresse sur mes jambes, c'est la chatte blanche, elle conn...
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​Avoir la tête dans les nuages

La tête dans les nuages Ma tête là haut Ma tête, oui, dans les nuages. Pas de consistance les nuages Ils passent, ils flottent Les nuages. La tête dans les nuages Ma tête, oui, hors d'atteinte « Vous êtes jaloux ? » Ma tête devenue toute légère « Vous êtes énervés ? » Ma tête vous échappe. Et si elle échappait à moi aussi ? Ma tête Parfois je risque de la perdre Ma tête. Ma tête c'est moi Ma tête ...
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Elle

La violence de la puissance. La frénésie de l'être. La jubilation de se vautrer dans l'artificiel mortifère. L'appel de l'ignoble hypocrisie. L'enfantement de l'invisible monstre. L'adoration du diable. La mort. L'addiction à la mort. Le mépris de l'Etre profond. L'avènement de l'abject. Le royaume de la putréfaction. La dictature de la pourriture. L'avènement de la sublime bêtise. Le chemin vers ...
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Constance

En l'an 1787, le lendemain du jour de Noël, les villageois d'une petite ville du sud assistèrent atterrés à la sortie d'un groupe de prisonnières. De « chétives créatures au teint blafard, ayant à peine la force de se trainer tellement leurs membres étaient ankylosés ». La plus âgée avait 83 ans, la plus jeune était restée enfermée 23 ans. Le tissus de leurs robes était tellement usé qu'on voyait ...
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Le 16 Mars 1996

Un de ces jours qui ne me dit rien. J'ai beau secouer ma mémoire, rien ne tombe. La terre a pourtant fait un tour et moi 48.000kms. mais rien. Aucun souvenir. Jour blanc. Comme si j'avais été un fantôme... ou victime d'un tour de passe-passe. Mais ce jour-là justement un crime a été commis dans le voisinage. Il me faut absolument trouver un alibi. --------------------- Ce jour-là monsieur le ...
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Atelier accumulations - Dans le bric à brac de cousine Hélène

Cousine Hélène habitait le premier étage d'un bel immeuble en pierre situé juste en face de l'église. Son appartement était vaste et majestueux avec de longues fenêtres en forme d'ogive et de hauts plafonds. Elle y vivait seule, elle était veuve et n'avait pas eu d'enfants. Mais il fallait bien tout cet espace pour y loger avec le soin nécessaire le sacro saint fouillis parfaitement ordonné - au m...
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EPIPHANIE

Comment peut on ne pas connaitre Avignon, lui dit il. La luminosité de cette journée d'hiver s'invite, le soleil surplombe chaque contour des remparts. Le tour de la ville donne une illusion de grandeur majestueuse où les portes s'ouvrent dans les 4 directions, laissent passer les rayons de ces villes lointaines où les personnages du passé défilent encore. Elle a senti le tressaillement de leur pr...
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Les choux à la crème

Comme chaque matin, au jour naissant, il reprend sa place contre le réverbère défoncé faisant face à la vitrine de la pâtisserie. Les épaisses fumées des premiers camions qui vont décharger les paysans avec leur victuaille, opacifient les lueurs de l'aube. Sali par la violence des nuits passées  sur les étals du marché central, encroûté par la moiteur collante et gluante accrochée à sa peau, ...
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Debout les crabes

Les bras chargés : de vestes, de chemisiers, de pantalons et de fouleurs colorés, elle prétexte de se tromper à chaque fois qu'elle tente de s'introduire dans une cabine d'essayage tout en s'excusant et en terminant invariablement par un grand éclat de rire. Une fois qu'elle a trouvé sa cabine, elle y dispose les vêtements choisis, ressort comme pour aller en chercher d'autres. Elle effleure de se...
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Je, écrivain.

J'ai appris à lire à deux ans. A écrire à trois. Merci sœur Saint Louis. C'est un prodige disaient les grandes personnes autour de moi. Il a des dons, il ira loin. Je voulais devenir coureur automobile comme Fangio, mais on m'a mis à l'école d'écrivains. J'ai appris par cœur les auteurs grecs et latins. J'ai écrit mon premier roman. Un succès. Douze Césars. La Une de Paris Match. Traduit...
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LA FOLIE - Vue de l'extérieur

Le voilà encore juste à temps 7h57 le cours commence à 8h au milieu du campus, ira-t-il directement à l'amphi A, ils l'attendent tous et les retardataires se cherchent une place sur les marches de l'escalier central. De toute façon, il ne les voit pas. 15mn pour les 300m qui le sépare de la salle. As t'il réfléchi à la dernière équation qui relie la physique des fluides à la physique quantique ? A...
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Folie de l'écriture et l'écriture de la folie

      Ça gratte comme si j'avais du... Comment ils disent ?... du Lexama..., ou du Leksamin? Tsss ! va savoir... Ça chauffe sous la peau, ça brûle... Ouarzazate, le désert ; Sahara, tu m'as cuit le ciboulot... Légionnaire mon frère, prends garde à tes méninges... Ça m'brûle de partout, le cul aussi... Bon sang ! Merde ! Rla !... Le trottoir ruisselle de la pluie tombée cette nuit......
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"Nous"

    « Ma vie n'est pas une existence... – Eh bien, si tu crois que mon existence est une vie... »     V ivre ? ou exister ? Laurent Fraga ne fera jamais les distinguos célèbres de Mme Raymonde et de Mr Edmond, loin de lui Hôtel du Nord , Le Quai des brumes , Laurent est du pays de la vachette, de la cocarde, des fêtes votives, de la pétanque sur la place centrale, mais aussi, c...
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Folie criminelle

Il a 10 ans. Il vit à la campagne. Ses parents sont gentils. Dans sa chambre, vit un chat en peluche. Il a une petite voiture Dinky Toys. Elle est rouge. Elle roule. Il y a le lit. Il y a la table de nuit. Il y a la chaise. Il est heureux. Il n'y a pas de livres. Il ne peut pas lire. Il ne lit jamais. Il n'y a pas de magnétophone. Il ne peut pas écouter de musique. Il n'écoute jamais de musique. I...
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Folie de l'écriture Antonin et Dieu

Dieu oh mon Dieu ! Très Saint Père, puis-je avoir l'honneur de m'adresser à vous ? Puis-je connaître ton prénom, mon cher ami ? Dieu oh mon Dieu, mon très Saint Père bien aimé, je m'appelle Antonin Dis-moi, Antonin, quelles sont tes occupations sur cette terre ? Dieu oh mon Dieu, père de toute l'Humanité, je suis poète, je suis écrivain, je suis poète. Je suis né à Marseille. Maintenant je suis in...
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Folie de l'écriture- Ecriture automatique

Vers où va la belette cramoisie du pain éventré par Dieu l'ami de l'éternelle boursoufflure puante et décérébrée par-delà vents et morues, putes et canibals, foutre de chinois et fleutrio vergeturé, prie-Dieu et masturbateur de cigale, le cheval bleu a mis ses bas roses dans des souliers vernis pour courtiser Marie la verge folle Oh mon Dieu béni soit ton saint nombre écarlate de jus des lentes ba...
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Ecrire la folie

Cette nuit, une de plus, je ne dormirai pas. J'ai décidément besoin d'écrire. Pour l'instant un repère, cette chambre et une certitude, remettre de l'ordre dans le chaos de sa mémoire, puzzle éparpillé par un génie brouillon et pervers puis repartir à zéro. Il faut que je m'apaise, que je raisonne. Sois raisonnable ma fille, rabâché comme un principe depuis longtemps égaré comme si le réel ne s'én...
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éperdument indifférente

Rides creusées. Béance du regard. Ta silhouette arrondie trahit le modelage du temps. Ton dos ploie. Démarche chaotique, lancinante, lente qui laisse ta trace sur le tapis usé. Pour horizon définitif la porte de notre chambre devenue tienne et dont tu m'interdis le seuil. Drame intime aujourd'hui dépassé. Ta voix lointaine, impérieuse, tranchante souvent, touchante parfois. Tu as perdu toutes ces ...
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Oxymore

Il courait lentement sur le chemin de pierres molles qu'il avait maintes fois parcouru en rentrant de l'école. Ce paysage familier lui était étrange, il ne reconnaissait que ce qu'il n'avait jamais vu comme dans un rêve éveillé qui endormirait sa mémoire. Son pas fébrile et assuré le conduisit au carrefour des saints pêcheurs, là où jadis il aimait se cacher pour mieux s'afficher aux regards de ce...
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Epiphanie de Janvier

De la fumée. Il y a beaucoup de fumée. Beaucoup de gens fument, beaucoup de gens boivent. La plupart tiennent leur verre dans la main droite et leur cigarette entre l'index et le majeur de la main gauche. Étrangère à cette ambiance festive, Dorothée observe gestes et mouvements comme une éthologue. Elle regarde cette foule qui éclate en conversations bruyantes et s'étonne du mimétisme général. Ell...
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La fougue du mollusque

La tête entre les mains, il se cache dans ce jardin public pour fuir l'effervescence de la maison. Peut-être va-t-on l'oublier comme souvent, d'ailleurs il aime se faire oublier. Plongé dans un livre, le casque sur les oreilles, il traverse la vie en passager silencieux. Un éclat de rire le fait se redresser : c'est elle, c'est bien cette joie de vivre qui lui a donné envie de sortir de sa coquill...
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L'Épiphanie de Mai

Nous étions rois et le savions à peine. Miséreux mais fiers, ambitieux sans espoir. Melchior venait du Niger, Gaspard du Burkina Faso, moi, du Mali. Un village près de Bamako. C'était en 2019 selon le compte des Occidentaux. J'avais 17 ans et travaillais sur le port de Tanger. Des petits boulots, durs, sales, pénibles, pour payer les passeurs. Mon père m'avait confié toutes ses économies mais ça n...
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ELLE S'APPELAIT ELISKA

Nouvelle écrite dans le cadre de l'atelier en  2018. Lorsqu'Evzen lui avait proposé de venir diriger "La Moldau", Zoltan n'avait pas hésité une seconde. Il aurait traversé la terre entière pour jouer la musique de son compositeur favori. Il était l'invité d'honneur de l'orchestre symphonique du théâtre national de Prague, sur les lieux même où Smetana avait composé cette partition. C'est...
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Oxy, more et plus – Samedi 14 novembre –

     Tu me demandes de te la décrire sans détail, tu parles d'une gageure! Pas aussi surprenante qu'une pluie sèche ou un sel caramélisé puisque tu es un habitué des requêtes rares comme l'air. Aussi, je te le dis avec la passion indifférente qui me caractérise obscurément, en face et droit dans la nuque ou au creux de l'œil si tu ne comprends pas : cette fille est tellement pas pou...
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LES PARTITIONS DE JULES

Jules est solitaire. Au bureau il est entouré de toutes parts et pourtant il n'a jamais créé de liens et se contente d'observer, de loin. Parfois à partir d'une réflexion saisie malgré lui ou d'une émotion peut-être perçue, il brode et divague, ajoute des vies aux vies qui l'environnent. Oui, Jules est solitaire dans cette grande aire de travail partagé où il ne partage rien. C'est tout juste si l...
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La petite grande

  Atelier du 11 décembre 2019 / Oxymores... Il était une fois une petite fille d'un blond sombre et qui était grande pour sa taille. Sa sagesse agitée lui faisait faire pas mal de gentilles bêtises et proférer à profusion d'honnêtes mensonges. Les enfants de la résidence nerecherchaient pas sa compagnie, ne la fuyaient pas non plus. Ils ne l'ignoraient pas, mais ne la calculaient pas. Il...
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Atelier Oxy More et plus. 11-12-19

Hier soir, dès l'aube, un soleil noir illuminait la nuit. Les ombres blanches des arbres s'étiraient comme des ressorts contractés sur le sol plat trop pentu. Soudain, durant quelques minutes, un blanc corbeau traversa l'horizon, emplissant le silence d'un puissant cri muet. Deux marcheurs solitaires, main dans la main, couraient, immobiles, figés, fuyants. Leurs calmes paroles animées montaient v...
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Auriculaires...

​ Alors… Aujourd'hui… Quel est le bilan ?... Quel est ton bilan ?... Ne te dérobes pas… Regardes-toi les yeux dans les yeux… S'il le faut, fais-toi mal… Que dis-tu de ta première vie ? Comment l'as-tu vécue ? Comment la ressens-tu en cet instant ?.... Triste, terne, illuminée par la détresse de ton cœur, affligeante de médiocrité, balourde, fade, irrésistiblement plate, désespérément morne, indubi...
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Ecrit en atelier.... La nuit par Philippe

​ La Nuit m'accompagne depuis toujours. Elle se cache le jour dans une région obscure, au fond d'un puits, sous la terre, dans une galerie profonde en m'attendant. La nuit s'endort,elle rêve,elle est belle quand elle dort ! ma nuit me cherche, ou attend que je la rejoigne.Elle me questionne,elle veut me révéler des choses oubliées,des choses que je ferais peut-être mieux de ne pas savoir. Ma nuit ...
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Écris en atelier: " Un mot pour un autre » avec Michaux et Tardieu "... Élia Casanova 14/05/2016

-Merdour Maline ! cette niche est en soleil !Oh c'est très lourd d'aller friche prêtement avec toi !Dans la fourbe poile bien à épaissir des crosses pas chutées et mènement levées.Moi,j'ai flutiaux une carbonate à sucs dans l'abreuvoir !je l'ai pas forbilé cette mine gale !-Oh mon émoi calerions , j'ai tenté dur le violet avec de la picaille grosse,du chardu en cholette et des cartachoux surdoués....
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Écrire en atelier : "Deux récits parallèles, le récit absent..."Olivier Bueb

KATIA Fidèle à mes habitudes, j'étais en retard. La chaleur suffocante de cet été caniculaire transformait l'appartement en sauna. Je cherchais partout ces maudites clés. Au loin, par la fenêtre une sirène se faisait entendre. Pompier, police, je n'ai jamais su faire le distinguo. Mais où ai-je fourré ces clés ? La sirène poursuit sa mélodie stridente, une urgence sans doute. Moi aussi, je suis pr...
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Écrit en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." Philippe et Olivier 12/2016

Confronté à l'urgence,il se mit courir en tous sens, sautiller, gémir, s'arracher les cheveux, faire tourner ses yeux, invoquer la clémence divine, implorer les miraculés, et enfin parvint à articuler quelques bruits quelques cris quelques mots « mais…comment…comment donc…çà jamais !!!C'est inutile …impossible… infaisable…dangereux…il ne faut pas….absolument…on discute plus….c'est non…je…j'en appe...
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Écrit en atelier : "bourlinguer avec Cendrars" Elia Casanova 10/2016

…J'arrêtais la voiture sur le bas côté de la départementale lustrée par la dernière averse. Une pancarte annonçait une brocante « Bric et Broc ».Sur un carton, une flèche dessinée nous fait gravir un raidillon non goudronné. Nous avons pensé au garage de notre amie Claire. L'arrivée dans un chantier , un air Des empilements de structures en fer dont la rouille s'écaille ,des tables , des poulies ,...
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Écrit en atelier : "chronologie et récit". Elia Casanova 7/11/2016

Depuis la dernière longue marche, le groupe avait trouvé un abri confortable en flanc de colline , assez profond pour les contenir tous, des anfractuosités loin de l'entrée augmentaient l'espace. Les femmes gestantes qui avaient peiné au cours du dernier raidillon pourraient s'y installer. L'entrée n'est pas face aux vents et sa hauteur prolongeait la pénétration du soleil jusqu'à l'apparition de ...
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Écrit en atelier: "Description d'un lieu, scénario puis parcours d'un personnage"... Olivier Bueb 06/11/2015

LE CINÉASTE La porte est en bois massif, simple et de couleur foncée. La clenche est en métal noirci. Quand tu ouvres cette porte, tu pénètres dans une cuisine dont le sol est fait de tomettes rouges. Elles sont polies par le temps et leur alignement n'est pas très régulier. En face de la porte, une fenêtre apporte de la lumière à la pièce. Elle part du plafond pour s'arrêter à 1m50 du sol.Des bar...
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Écrire en atelier "Un fait divers, trois narrateurs"... Olivier Bueb 14/11/2015

ETOILE GRAND-COMBIENNE 1 Le journal : « Une étoile s'éteint dans la nuit grand-combienne » Mardi matin aux aurores, la brigade de Répression des Fraudes a effectué une descente au restaurant bien connu « La Farigoule ». Suite à une dénonciation anonyme et courageuse, elle a interpellé le chef étoilé Bertrand Poëllon. En effet ; la Brigade avait reçu ces derniers temps des coups de téléphones et au...
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Écrire en atelier"Description d'un lieu à partir de textes de Zola"... Olivier Bueb 06/112015

UN LIEU, UNE VILLE La ville nouvelle paraissait agrandie ; le nouveau quartier du Médard s'étendait désormais jusqu'au fleuve. Des bruits de télévisions montaient vers le ciel étoilé tandis que des stores baissés laissaient à penser que des gens honnêtes dormaient d'un sommeil réparateur. L'ombre des tours de verre se dressait pour se noyer dans les eaux noires de la Ligrande. Ma balade nocturne q...
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Écrire en atelier:"Poésie et synesthésie: mélanger les sens"... Olivier Buerb 28/11/2015

1 FRAGMENTATION AVEUGLE J'ai effleuré ce miroir poli comme un galet de rivière. J'ai caressé le reflet de ton image au travers de la mienne. J'ai respiré ton odeur chaude de pleine lumière au travers du tain. J'ai savouré la lumière de ton sourire à la clarté étincelante. J'ai contemplé, les yeux fermés, l'obscurité de ton absence. J'ai frôlé du bout des doigts l'horizon lointain où se rejoignent ...
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Écrit en atelier : "écrire au musée exposition R. Guiffrey" Olivier Bueb 14/01/2017

WHITE SPIRIT (inspiré du tableau Kavemérui de René Guiffrey) Un carré blanc de 60 par 60. Mes yeux parcourent d'un air interrogatif de périmètre de 240 centimètres. Ils vont et viennent de gauche à droite puis rebroussent chemin tentant de déchiffrer ce qui pourrait être un manga hivernal. Puis de haut en bas et de bas en haut, tel un médecin examinant l'évolution de la courbe de températures de s...
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L'accumoncellement

La C 2143, elle est longue et pas large, elle va do ch'min jusqu'au p'tit ri d'en bas, oué le p'tit gris qu'la tient ; L' ptit gris oué le père de Jean-qu'a d' l'oseille, Jean-l'macéré dans l'huile, Jean-l' Prie-Dieu, Jean- l'marlou, Jean-corne à bœufs, Jean-l'puceau, Jean-la tige de huit, Jean-l'obus, Jean-l'bossus, Jean-l'trapus, , Jean-Rien qu'a fait, Jean-l'encrassé, Jean-l'Enfoiré, Jean l'dem...
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J'habite seul au quinzième étage

J'habite seul, au quinzième étage, dans un immeuble de studios, à la ZUP. Les voisins ne vous adressent pas la parole, c'est comme une règle en vigueur qui ne serait pas écrite. Ils n'ont pas leur nom sur la porte. Ils se méfient. J'ai dit que j'habitais seul. C'est simplement une manière de parler. C'est adopter un point de vue extérieur, celui de gens ordinaires qui pourraient m'observer avec to...
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La dame a ri

Elle a ri, à l'abri bus de la place Jeanne d'Arc. Elle a dit Vous n'allez tout de même pas essayer de les vendre ? Elle a ri. Elle a dit... C'est à ça que je pense, étendu sur mon lit, dans ma chambre, c'est à ça que je pense. Je viens de me réveiller. J'ai vu par la fenêtre le ciel un peu rose sur le jardin communal et c'était très joli. C'était joli comme un tableau mais j'avais à peine été sais...
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L'enfant au piano

-Petit écolier, que fais- tu là, seul, par cette chaleur sur ce chemin désert ? - Je me suis perdu en courant après les sauterelles ; -Je ne vais pas te laisser rentrer seul. Viens, je te raccompagne : j'en profiterai pour boire un verre d'eau, si tu es d'accord ; - Oui, monsieur ! à nous deux, on retrouvera le chemin… mais ne vous inquiétez pas trop, on aperçoit déjà les volets verts, l...
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LES YEUX VERTS.

Il fait frisquet ce 22 octobre. Une silhouette svelte, un immense sac couleur miel accroché à l'épaule, se dirige d'un pas rapide vers la place d'Iéna. Emmitouflée dans un snood aux couleurs automnales qui cache ses cheveux, Anne a délaissé les transports parisiens. Elle vient d'en finir avec un rendez-vous immobilier pour un acheteur richissime, difficile et indécis et retourne à son bureau. Tout...
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Rue du Café Brûlé

En entrant on est accueilli par le grand acacia qui agite ses branches un peu comme un éléphant ses oreilles. C’est sa façon à lui de recevoir les gens. Immense et silencieux, il règne sur la cour comme un directeur d’école. Parfois il se met un nuage sur la tête pour se donner l’air sérieux.


Au printemps il s’habille de fleurs et d’abeilles. Une saute de vent et hop il neige sur la cour en plein mois de mai.
Les tourments de la vie ont creusé dans le tronc une sorte de cheminée par laquelle on grimpe jusqu’à la première branche. De là, par temps clair, bravant l’interdit, on saute, les bras ouverts en parachute. L’acacia a toujours gardé le secret.

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Huit minutes et des poussières

Ce matin-là, « Lève-toi, tu vas être en retard » me dit maman en ouvrant les volets (maman c'est mon meilleur réveille-matin). D'un bond je me lève. En retard ? Non, surtout pas aujourd'hui ! Vite. Un tour de gant sur la figure, une noisette de dentifrice et hop ! J'avale les escaliers par quatre et mon bol de café au lait. Vite. Moufles, bonnet, cache-nez. «Tu n'as rien oublié au moins ? le cerf-...
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Le manteau d'astrakan

« Les yeux sont des oiseaux prisonniers » Malaparte J'habite au château. Mon père est roi, ma mère reine. Köning und köningin von Polen, aiment-ils dire sous les grands lustres éclatants de mille petits soleils. Das Vaterland von Chopin ajoute mon père qui joue du piano comme si Chopin habitait chez nous. C'est un grand château. Si grand qu'on ne peut pas jouer à cache-cache sans risquer de se per...
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Histoire d'une débutante

Débuts à Paris

J’ai tout juste 22 ans quand je débarque à Paris, en novembre 1979 . Dans ma valise, je n’ai glissé que quelques vêtements. Dans mes poches, je possède environ une centaine de francs.
Déjà, la nuit est tombée. Il me faut trouver un hôtel. Entre deux escaliers de la butte Montmartre , un établissement affiche « chambre à la journée, à la semaine, ou au mois » . Voilà mon affaire.
Un rapide passage à la réception, puis je découvre ma chambre. C'est une pièce plutôt triste, mais assez spacieuse. éclairée par une fenêtre ouverte sur l'extérieur. Au fond, un petit coin cuisine, équipé d'un réchaud à gaz, est aménagé.

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Écrire en atelier: "Fiction avec une nouvelle de Julio Cortázar "... 05/2016

Galerie vieille du temple, la rue était sombre.Une silhouette féminine, rouge, s'éloignait dans le crachin du petit matin. Un homme à l'allure élancé s'approcha de la devanture et s'absorba dans la contemplation du tableau.La femme est assise sur le lit, ses vêtements gisent sur le sol, visiblement jetés en hâte. Les coudes sur les genoux, lasse, elle semble pleurer. Derrière elle, allongé de dos,...
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Écris en atelier: "Écrire le nucléaire"... Anne-Marie 04/04/2016

Il y eut une première fois…. Hiroshima,la mort venue du ciel,éventration de la terre ,larmes de terreuret l'horreur, dans les yeux des enfants .Il y eutTchernobyl,paysage décharnéet toute la tristesse du monde.Il y eut à nouveau Fukushima.Oublié, les cerisiers en fleurs au pied du mont Fuji,oublié, les petits jardins de galets bien rangés ,Fukushima,comme une geisha de la mort,Fukushima ,comm...
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Écrit en atelier:"Poésie et synesthésie: mélanger les sensations"... Anne-Marie 28/11/2015

Le soir fait sens. Les pirouettes des arbres s'épanchent au sommet de la colline et dorment en dentelle. On entend le vent chahuter dans les cerfeuils. Il fait soyeux. Une hulotte tance sa vie. Martial sème son regard sur la ligne et attend. Il a rendez-vous avec sa tortureuse . Musarde-t-elle ? Il a envie de la velouter contre lui et lui lire combien elle chante en son cœur. Mais elle n'est toujo...
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Une plongée dans le corps de Renée-Lise Jonin Août 2017

Je suis un aviateur, une aviatrice. Je suis Mermoz, Élise Deroche. Je vais cent fois plus vite que le vent. J'ai dépassé le mur du son... Et puis clac, c'est fini. Je meurs dans une flaque d'eau. Elle est grise, elle est froide. Glacé dans le silence, le cri du prof de gym me pénètre le ventre. Je meurs. Je veux continuer la course en courant après mon âme qui, elle, veut se détacher de mon corps....
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l'homme du rond-point

Il est au rond point, comme chaque jour, debout avec sa pancarte, barricade contre l'indifférence insouciante du monde, bâtie contre le courant, pour que le flot lent et anonyme du train-train quotidien vienne buter sur ses rivages. Et Dans les rayons du soleil de fin d'après midi, qui l'effleure sur son côté gauche, ce géant de solitude, nimbé d'une ombre de lumière, ralentit le temps et comprime...
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Écrit en atelier : "Commencer par la fin..." Christiane Faucher 12/2016

Il était arrivé au Chili voilà 7 ans, et avait parcouru la Cordillère des Andes de haut en bas. Son séjour s'était prolongé, puis fixé dans une oasis du désert d'Atacama. Les éleveurs de chevaux lui avaient fait cet honneur de l'intégrer parmi les leurs, après une prouesse inouïe, la capture du plus beau poulain de la vallée, que personne parmi les plus vaillants des gauchos n'avait réussi à appro...
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​Écrit en atelier : " Récit à deux crayons". Philippe et Elia 11/2016

Confronté à l'urgence, il se mit courir en tous sens, sautiller, gémir, s'arracher les cheveux, faire tourner ses yeux, invoquer la clémence divine, implorer les miraculés, et enfin parvint à articuler quelques bruits quelques cris quelques mots « mais…comment…comment donc…çà jamais !!!C'est inutile …impossible… infaisable…dangereux…il ne faut pas….absolument…on discute plus….c'est non…je…j'en app...
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Écris en atelier : "Reflet dans le miroir..." Dominique Gaudon /01/2017

Elle se regardait et se voyait toute longiligne, maigre, et plus grande d'un tiers au moins que dans la réalité . Elle riait... Oui, c'était elle ! Et c'est ce miroir-ci qui lui renvoyait cette image-là. Puis, juste à côté, cette glace la transformait en naine - grosse, joufflue, le visage déformé comme celui d'un vieux laideron. Et c'était encore elle. Oui ! Voici que maintenant, ce n'était que l...
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Écrit en atelier : "Énumérations..." Christiane Faucher 12/2016

Quand tu vis des plantes, et avec les plantes en Cévennes, tu vis vraiment avec les saisons. Les coucous dans les prés de Saint Germain de Calberte à racler au râteau, après tu te soûles de l'odeur d'abricot des taies d'oreillers pleines de primevères. Les aubépines, pas la noire, non, la blanche, et selon calcaire ou schiste ce ne sont pas les mêmes : celles de la Can pelée, chiches au milieu des...
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Écrit en atelier : " Stage d'été 2017 - Silence et voix" Sophie Ripka Août 2017

Contraste vous dis-je ! Ici, maintenant tout n'est que contraste finalement, Table de marbre baignée de soleil et d'ombres, Immobilisme et mouvement de balancement rappelant l'écoulement du temps, Calme absolu, déchiré par de multiples sons, sonorités, bruissements, chants, claquements, notes de piano, voix humaines…. Chaleur solaire sur la peau rafraichie par le vent chantant bienfaisant et berça...
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Écrit en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." suite Élia et Christiane 12/2016

C'est un petit format aux bords dentelés, un noir et blanc. C'est plus grand qu'un photomaton. Un papier brillant qui, sous la lumière, fait des reflets gênants pour le regard.Le personnage central est un homme. Un homme de la campagne avec un pantalon de toile claire et un pull over tricoté et bien que la photo soit en noir et blanc on le sait de couleur bordeau.Il porte sur ses épaules un petit ...
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Écrit en atelier : " Exercices de style avec Queneau" Pierre Gaudon 11/2016

Elle est assise, un peu raide, au bord de la vitre. Un peu raide mais si mignonne: les pommettes hautes, les yeux rieurs... juste le dos un peu trop droit malgré le relâchement que laisse supposer le petit verre de vin blanc qu'elle a presque fini. Je ne résiste pas au désir de faire sa connaissance. Il y a une place libre sur la table à côté de la sienne : je m'y assied avec la ferme intention de...
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Écrit en atelier : "biographie d'un mot" Christine Faucher 01/2017

Edelweiss Lait d' elle. Laide elle va. Laide, elle ? Va, hisse . Va l'étoile, d'aile en elle . Hisse le piolet sur le piton rocheux pour conquérir le monde et les beaux yeux de ta be lle . L'étoile de ses yeux, la neige de ses sommets, l'argent de son reflet. La conquête des cimes, la quête de son cœur, ils iront, d'elle , weiss , blanche hirondelle, porter le printemps et d'elle le temps d'aimer....
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Écrit en atelier : "Synonymes..." Monique Dubois 04/2017

Je vous ai monté un bateau Dans quelle galère me suis-je embarquée ? C'est un voyage au long cours que cet exercice et je ne me vois pas sur le frêle esquif de mes connaissances pour le mener à bien. Comme sur une chaloupe ou plutôt un radeau , je me lance avec hésitation. Cette coquille de noix , le vieux rafiot de mes rudiments littéraires, tangue et me ridiculise. Mais j'ai quitté la rive et su...
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Écrire en atelier: "Traversée d'un groupe..." Christiane Faucher 11/2016

Le TGV redémarrait en douceur, la porte à glissière siffla et elle pénétra dans le compartiment, tirant une énorme valise rouge à roulettes, en plus de deux grands sacs à l'épaule. Elle se planta devant l'espace dédié aux bagages, qui débordait. Pourtant pas mal de monde était descendu à Valence.Un peu plus loin, la mère de famille BCBG qui régnait sur le carré de sièges en vis à vis lui jeta un c...
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Écris en atelier : "Dialogue à partir de Steinbeck ou le dialogue de deux écritures" Astrid Armand

Souvent, lorsque deux personnes sont face à face, elles devinent chacune les pensées de l'autre mais à cet instant... un homme s'installe, juste à côté de leur table. Elles entament malgré tout, leur échange : - Bien, as-tu trouvé une maison ? - Non, pas encore, j'pense que chuis trop exigeante, aucune annonce ne m'accroche... - Ne t'inquiètes pas, tu n'es pas dans l'urgence, sois patiente, tu tro...
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Écrire en atelier: "Le zoom: du récit d'une anecdote au récit d'une sensation"... Astrid Armand

Aujourd'hui, sa mère accepte de la laisser sortir - dehors, l'air est doux.Elle enfile ses chaussures, une veste légère et hop !La voilà déjà dévalant l'escalier, la voilà déjà près du cercle qui fait face au seuil de l'immeuble.Environ 6 mètres de diamètre, 30 centimètres d'épaisseur sont contenus par un muret en béton de 35 centimètres de haut. Il se trouve ici depuis la construction du bâtiment...
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Écrire en atelier: "Une phrase sans fin, musicalité et rythme du texte"... Astrid Armand 20/01/2016

Thomas s'assit et contempla la mer. Il était seul, perdu dans ses pensées, pensées qui comme la houle, venaient, repartaient, venaient et repartaient à nouveau, pensées qui avaient l'aura de la couleur de l'eau, vert émeraude, un vert qui l'apaisait, le sécurisait, lui faisait fermer lesyeux pour mieux pénétrer le clapotis des vagues, pour mieux se perdre dans cette immensité tranquille qui le ber...
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Écrire en atelier: "Portrait métaphorique: présence d'un animal, portrait d'un homme"... Olivier Bueb 12/12/2015

PAULOT 1 Les déserts m'ont toujours attiré, qu'ils soient brûlants ou glacés. La beauté de leurs paysages, le sentiment mêlé de liberté et de dangerosité me fascinent, me rassurent tant ces territoires sont vierges de toute présence humaine. Mon dernier voyage a guidé mes pas vers la blanche Arctique où d'une profonde eau émeraude dépasse l'infime partie visible des icebergs. Je me croyais dans un...
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