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Instants

Le domaine, bien ancré dans ces terres,

Protégé de la course du temps,

Offre un paisible refuge.

Coins et recoins s'habillent de silence.

Les dalles de pierre dessinent le chemin,

Parmi les rhododendrons bleus et joufflus.

La discrétion est de mise pour pénétrer dans la bâtisse.

Un salon en rotin métallique attend

Le penseur, le rêveur,

L'écrivain, le baladin.

Une fontaine s'écoule par intermittence.

Elle se déverse dans la mare aux poissons rouges.

Son jaillissement capricieux révèle sa désinvolture.

Inutile, de suivre sa cadence.

L'eau respire à sa guise.

Entre les toits, les nuages veillent sur le domaine.

Les volets rouges tranchent

Sur les murs de schiste, feuilletage minéral et bancal.

Les petites fenêtres, lucarnes sur la vie,

Lancent des œillades à la nature.

Escaliers taillés dans la roche.

Arches de pierre, de verdure.

Dédale d'espaces

Ouverts, généreux, clos, secrets.

Tout est échevelé, enchevêtré :

L'eau, la pierre, les arbres.

Tout s'emmêle paisiblement.

Harmonie, sérénité.

Une herbe joue à cache-cache,

Avec le filet d'eau de la fontaine.

Ce ruissellement s'infiltre dans les pores, les oreilles, les yeux, le nez.

Il enivre, transporte ailleurs,

Loin d'ici, loin de tout.

Les rosiers et autres plantes grimpantes s'accrochent aux parois,

Se balancent joyeusement au gré de la bise.

L'air rentre par les portes ouvertes,

La confiance circule entre les murs.

Les nuages ont disparus entre les génoises des toits.

Le ciel d'azur illumine l'espace.

Des lézardes habitent les murs,

Tracent des sentiers pour les araignées.

Ce n'est pas l'herbe qui joue à cache-cache

Avec le filet d'eau de la fontaine,

C'est celui-ci qui la taquine.

Le vent se lève.

Il a trouvé un volet pour battre la mesure.

Avec la musique de la fontaine,

Vont-ils interpréter le chant des Cévennes ?

Le bruissement des feuilles est un appel au voyage.

Les vagues s'échouent sur les plages de galets.

La houle se fracasse sur les rochers.

L'océan rugit dans le lointain.

L'herbe de la fontaine s'est laissé apprivoiser

Par le jet de la cascade.

Une libellule, naïade aux yeux bleus vient s'y désaltérer.

Jeux d'ombre et de lumière sur les pierres.

Un instant, la fraicheur enveloppe les corps.

L'instant d'après, le soleil les réveille.

Les insectes font leur apparition.

Leur bourdonnement envahit le silence.

Ils viennent boire dans la flaque.

Une fuite d'eau au soleil,

Une inspiration pour ces élytres en transit.

Le regard poursuit une abeille, une mouche, un criquet.

Difficile de les distinguer.

Ils s'égaillent trop vite pour les identifier.

Peu importe….

Leur stridulation est une invitation à la rêverie.

Leur envol, un mirage pour oublier le temps.

La fontaine s'écoule toujours.

La mélodie de l'eau berce les âmes.

Ce murmure accompagne,

La vie qui explose alentour. 

Lettre de la forêt Carélienne à sa cousine Stéphan...
 

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