Écrire en atelier : " Stage d'été 2017 - Silence et voix"    Sophie Ripka  Août 2017 

Contraste vous dis-je !

Ici, maintenant tout n’est que contraste finalement,

Table de marbre baignée de soleil et d’ombres,

Immobilisme et mouvement de balancement rappelant l’écoulement du temps,

Calme absolu, déchiré par de multiples sons, sonorités, bruissements, chants, claquements, notes de piano, voix humaines….

Chaleur solaire sur la peau rafraichie par le vent chantant bienfaisant et berçant.

Je suis posée en ce monde, là et ailleurs à la fois,

Tout autant perchée haut avec cet oiseau qui annonce une belle journée qu’avec cet insecte se gorgeant du pollen généreux de ce pissenlit bien ancré dans le sol.

Écrire en atelier: "Une plongée dans le corps"

La flaque           Aquarelle et texte de Renée-Lise Jonin     Août 2017  

    Je suis un aviateur, une aviatrice. Je suis Mermoz, Élise Deroche. Je vais cent fois plus vite que le vent.
J’ai dépassé le mur du son...
             Et puis clac, c’est fini. Je meurs dans une flaque d’eau. Elle est grise, elle est froide.
Glacé dans le silence, le cri du prof de gym me pénètre le ventre. Je meurs.
Je veux continuer la course en courant après mon âme qui, elle, veut se détacher de mon corps.
Sous moi, la flaque. Au-dessus le ciel qui ressemble à une étendue d’eau. 
            Mon souffle est si ténu ! Je n’ai plus de souffle. J’attends le Souffle avec un s majuscule.
On ne meurt pas de mort. On meurt de la grande Vie qui vous envahit. Ma poitrine a pris l’eau.
Le prof de gym, agenouillée à côté de moi, a pris ma poitrine. C’est ça, l’élan géant vers le ciel ?
C’est ça le Ciel, cet Infini qui vous fond dessus ? Non, ça c’est mourir petit.
Certains meurent dans les tranchées. Pour la France. D’autres dans une flaque d’eau de la cour de l’école.
Trachée artère. J’étouffe. Accident de parcours. Au maximum de ma vitesse, je croyais mourir grandiose.
Je meurs dans une flaque. Boueuse. Je meurs modeste. Il y a un instant, j’étais en pleine ivresse.
À présent, c’est la flaque qui est grise. Je meurs sobre et sordide.
        J’ai couru trop vite, trop fort. Je ne peux plus courir. Je ne peux pas courir après mon âme.
Elle est coincée dans ma trachée artère. Je vais cracher mon âme. Tout simplement.
C’est comme ça qu’elle partira. 
  – Essayez de respirer, dit le prof de gym, à genoux devant moi. 
Je voudrais répondre que je ne peux pas respirer. Je ne peux pas répondre.
  J’essaie de faire remonter mon âme coincée. Rien à faire.
Aquarelle de Renée-Lise Jonin    

Écrire en atelier : " Un personnage traverse un groupe"     Pierre Gaudon  Novembre 2016 

Une intrusion 

            L'église était pleine en cette veillée pascale, et l'assemblée était priante. L'église St Leu, à Paris, rue St Denis, n'est pas réellement une paroisse. Les gens qui s'y retrouvent pour prier ou pour célébrer sont pour partie du quartier, certes, mais les plus nombreux sont des hommes et des femmes venant de tout Paris, qui ont trouvé ici une atmosphère de célébration qui leur convenait. Beaucoup d'intellectuels, donc, mais pas seulement, des gens engagés dans l'Église, des curieux aussi se retrouvaient là ce samedi soir pour

Écrire en atelier : " Ecrire face au miroir"     Pierre Gaudon 12/2016 

Tout jeune adolescent, le soir, après avoir enfilé son pyjama il se postait devant le miroir au dessus du lavabo. Ça n'était pas pour se regarder ou s'admirer, non, c'était pour guetter l'apparition des poils qui signeraient l'apparition de sa moustache. En lumière rasante il arrivait à percevoir un fin duvet, annonciateur peut-être ? Plus tard, rassuré sur ce point, il utilisait le miroir concave de son père pour repérer les petits boutons qui lui envahissaient le bas du visage. Parfois c'est l'eczéma qu'il regardait. Il lui fallût bien des

Écrire en atelier : " Exercices de style avec Queneau"     Pierre Gaudon 11/2016

Elle est assise, un peu raide, au bord de la vitre. Un peu raide mais si mignonne: les pommettes hautes, les yeux rieurs... juste le dos un peu trop droit malgré le relâchement que laisse supposer le petit verre de vin blanc qu'elle a presque fini. Je ne résiste pas au désir de faire sa connaissance. Il y a une place libre sur la table à côté de la sienne : je m'y assied avec la ferme intention de dépasser ma timidité. Mais voilà que justement un geste mal ajusté en positionnant ma chaise accroche un bouton de sa veste et m'attire une

Écrire en atelier : " récit à deux crayons".  Philippe et Elia 11/2016

Confronté à l’urgence, il se mit  courir en tous sens, sautiller, gémir, s’arracher les cheveux, faire tourner ses yeux, invoquer la clémence divine, implorer les miraculés, et enfin parvint à articuler quelques bruits quelques cris quelques mots « mais…comment…comment donc…çà jamais !!!C’est inutile …impossible… infaisable…dangereux…il ne faut  pas….absolument…on discute plus….c’est non…je…j’en appellerai à la loi…y-a-t-il un agent ici ?....je  recours je saisirai…Mais tout ceci fut vain, ses mots se perdaient dans le

 Écrire en atelier : "chronologie et récit". Elia Casanova 7/11/2016 

Depuis la dernière longue marche, le groupe avait trouvé un abri confortable en flanc de colline , assez profond pour les contenir tous,  des anfractuosités  loin de l’entrée augmentaient l’espace. Les femmes gestantes qui avaient peiné au cours du dernier raidillon pourraient s’y installer. L’entrée n’est pas face aux vents et sa hauteur prolongeait la pénétration du soleil jusqu’à l’apparition de la première étoile. Tous en avaient convenus c’était un bon lieu l’approvisionnement en eau serait aisée le cours d’eau coulait limpide

 Écrire en atelier : "bourlinguer avec Cendrars"   Elia Casanova 10/2016

…J’arrêtais la voiture sur le bas côté de la départementale lustrée  par la dernière averse. Une pancarte    annonçait une brocante « Bric et Broc ».Sur un carton, une flèche dessinée nous fait gravir un raidillon non goudronné. Nous avons pensé au garage de notre amie Claire.

L’arrivée dans un chantier , un air

Écrire en atelier : "biographie d'un mot"  Christine Faucher 01/2017

Edelweiss

Lait d'elle. Laide elle va. Laide, elle ? Va, hisse. Va l'étoile, d'aile en elle. Hisse le piolet sur le piton rocheux pour conquérir le monde et les beaux yeux de ta belle. L'étoile de ses yeux, la neige de ses sommets, l'argent de son reflet. La conquête des cimes, la quête de son cœur, ils iront, d'elle, weiss, blanche hirondelle, porter le printemps

Écrire en atelier : "Synonymes..."  Monique Dubois 04/2017

Je vous ai monté un bateau

                  Dans quelle galère me suis-je embarquée ? C’est un voyage au long cours que cet exercice et je ne me vois pas sur le frêle esquif de mes connaissances pour le mener à bien. Comme sur une chaloupe ou plutôt un radeau, je me lance avec hésitation. Cette coquille de noix, le vieux rafiot de mes rudiments littéraires, tangue et me ridiculise. Mais j’ai quitté la rive et sur mon caboteur, je tiens bon…A moins que ce ne soit un dragueur, une gabare, un kayak ou plus simplement une barque ou un canot. En tout cas, il ne s’agit pas d’une péniche ni d’un chaland ; encore moins d’un cargo ou d’un paquebot transatlantique.

Écrire en atelier : "la fenêtre..."  OLIVIER BUEB 02/02/2017 

Le VOYEUR

21 heures 15. Comme chaque soir, le plafonnier de son salon inonde la pièce dune lumière crue. Confortablement installé dans mon fauteuil noir, je me prépare à mon spectacle quotidien. Un doute meffleure, je me tasse dans mon fauteuil. Impensable, elle ne peut mapercevoir, tout noir vêtu dans un appartement totalement plongé dans lobscurité. Je reprends ma position initiale confortable pour observer tous ses faits et gestes. Elle ressemble à Marlène Dietrich. Tous les soirs, jassiste en exclusivité à la projection de lAnge

Écrire en atelier : "écrire au musée exposition R. Guiffrey" OLIVIER BUEB 14/01/2017 

WHITE SPIRIT (inspiré du tableau Kavemérui de René Guiffrey)

Un carré blanc de 60 par 60. Mes yeux parcourent d’un air interrogatif de périmètre de 240 centimètres. Ils vont et viennent de gauche à droite puis rebroussent chemin tentant de déchiffrer ce qui pourrait être un manga hivernal. Puis de haut en bas et de bas en haut, tel un médecin examinant l’évolution de la courbe de températures de son patient alité. Tout comme lui j’accompagne mes lents hochements de tête d’une moue dubitative face à ce cadre inhospitalier du monde hospitalier. Une fois le tour du vélin effectuée, je suis hypnotisé par l’infinie quantité de diagonales au parallélisme diabolique de blancheur. Je ne sais ni ne veux les

Écrire en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." suite Élia et Christiane 12/2016

C’est un petit format aux bords dentelés, un noir et blanc. C’est plus grand qu’un photomaton. Un  papier brillant qui, sous la lumière,  fait des reflets gênants pour le regard.
Le personnage central est un homme. Un homme de la campagne avec un pantalon de toile claire et un pull over tricoté et bien que la photo soit en noir et blanc on le sait de couleur bordeau.

Écrire en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." Philippe  et Olivier  12/2016 

Confronté à l’urgence,il se mit  courir en tous sens, sautiller, gémir, s’arracher les cheveux, faire tourner ses yeux, invoquer la clémence divine, implorer les miraculés, et enfin parvint à articuler quelques bruits quelques cris quelques mots « mais…comment…comment donc…çà jamais !!!C’est inutile …impossible… infaisable…dangereux…il ne faut  pas….absolument…on discute plus….c’est non…je…j’en appellerai à la loi…y-a-t-il un agent ici ?....je  recours je saisirai…Mais tout ceci fut vain, ses mots se perdaient dans le tumulte environnant, personne ne semblait accorder la moindre importance à son désarroi. Un enfant le

Écrire en atelier : "Commencer par la fin..."  Christiane FAUCHER 12/2016

Il était arrivé au Chili voilà 7 ans, et avait parcouru la Cordillère des Andes de haut en bas. Son séjour s'était prolongé, puis fixé dans une oasis du désert d'Atacama. Les éleveurs de chevaux lui avaient fait cet honneur de l'intégrer parmi les leurs, après une prouesse inouïe, la capture du plus beau poulain de la vallée, que personne parmi les plus vaillants des gauchos n'avait réussi à approcher.
Maman, écrivit-il un soir d'automne, il faut vraiment que tu viennes me rendre visite. Je t'ai déjà plusieurs fois parlé d'Isidro le chef du village. Sa fille Panalina et moi sommes amoureux et sur le point de nous fiancer. Selon la coutume les parents respectifs doivent se rencontrer trois lunes avant la

Écrire en atelier : "Énumérations..."   Christiane FAUCHER 12/2016

Quand tu vis des plantes, et avec les plantes en Cévennes, tu vis vraiment avec les saisons.

Les coucous dans les prés de Saint Germain de Calberte à racler au râteau, après tu te soûles de l'odeur d'abricot des taies d'oreillers pleines de primevères. Les aubépines, pas la noire, non, la blanche, et selon calcaire ou schiste ce ne sont pas les mêmes : celles de la Can pelée, chiches au milieu des rochers, battues par les giboulées de mai du causse Méjean qui te glacent les doigts ; les autres aubépines, grasses, royales, solaires de la vallée de la Mimente, leur splendeur te colle pour toujours le parfum à la peau et la lumière dans les yeux. Le thym de la cardinale que tu coupes, non, que tu

Écrire en atelier : "Reflet dans le miroir..." Dominique  GAUDON  5/01/2017

lle se regardait et se voyait toute longiligne, maigre, et plus grande d'un tiers au moins que dans la réalité .

Elle riait... Oui, c'était elle ! Et c'est ce miroir-ci qui lui renvoyait cette image-là.
Puis, juste à côté, cette glace la transformait en naine - grosse, joufflue, le visage déformé comme celui d'un vieux laideron.

Écrire en atelier: "Traversée d'un groupe..."  Christiane Faucher   11/2016

Le TGV redémarrait en douceur, la porte à glissière siffla et elle pénétra dans le compartiment, tirant une énorme valise rouge à roulettes, en plus de deux grands sacs à l'épaule. Elle se planta devant l'espace dédié aux bagages, qui débordait. Pourtant pas mal de monde était descendu à Valence.
Un peu plus loin, la mère de famille BCBG qui régnait sur le carré de sièges en vis à vis lui jeta un coup d’œil laser, furtif et

Écrire en atelier : "Scène de crime en focalisation externe..."    OLIVIER BUEB 27/02/2016

1 LE CRIME
La Peugeot 308 noire s'arrêta en pleine forêt. Une lune pleine éclairait la route étroite d'une lumière diaphane suffisante pour deviner l'amorce d'un sentier s'enfonçant dans les bois de chênes. Louis coupa le moteur. Ses mains gantées de cuir noir caressèrent le volant. Sa tête se tourna vers Marco et lui fit un rapide signe en direction de l'extérieur. Marco ouvrit la

Écrire en atelier : "Deux récits parallèles, le récit absent..."OLIVIER BUEB 21/02/2016

KATIA

Fidèle à mes habitudes, j'étais en retard. La chaleur suffocante de cet été caniculaire transformait l'appartement en sauna. Je cherchais partout ces maudites clés. Au loin, par la fenêtre une sirène se faisait entendre. Pompier, police, je n'ai jamais su faire le distinguo. Mais où ai-je fourré ces clés ? La sirène poursuit sa mélodie stridente, une urgence sans doute. Moi aussi, je suis pressé, ça y est, je suis en retard de deux minutes. Katia a l'habitude maintenant, mais cela entretient les sentiments

Écrire en atelier : "Dialogue à partir de Steinbeck ou le dialogue de deux écritures"   Astrid Armand 06/02/2016

Souvent, lorsque deux personnes sont face à face, elles devinent chacune les pensées de l'autre mais à cet instant... un homme s'installe, juste à côté de leur table. Elles entament malgré tout, leur échange :

 - Bien, as-tu trouvé une maison ?

- Non, pas encore, j'pense que chuis trop exigeante, aucune annonce ne m'accroche...

- Ne t'inquiètes pas, tu n'es pas dans l'urgence, sois patiente, tu trouveras...

Écrire en atelier: "Le zoom: du récit d'une anecdote au récit d'une sensation"... Astrid Armand 03/02/2016

Aujourd'hui, sa mère accepte de la laisser sortir - dehors, l'air est doux.Elle enfile ses chaussures, une veste légère et hop !
La voilà déjà dévalant l'escalier, la voilà déjà près du cercle qui fait face au seuil de l'immeuble.
Environ 6 mètres de diamètre, 30 centimètres d'épaisseur sont contenus par un muret en béton de 35 centimètres de haut.

Écrire en atelier: "Une phrase sans fin, musicalité et rythme du texte"... Astrid Armand 20/01/2016

Thomas s'assit et contempla la mer.

Il était seul, perdu dans ses pensées, pensées qui comme la houle, venaient, repartaient, venaient et repartaient à nouveau, pensées qui avaient l'aura de la couleur de l'eau, vert émeraude, un vert qui l'apaisait, le sécurisait, lui faisait fermer les

 Écrire en atelier: "Un lieu inconnu, un lieu imaginé"... OLIVIER BUEB 09/01/2016

VOYAGE, VOYAGE 1
Je sais qu’un jour j’y mettrai les pieds. Je prendrai un avion qui atterrira sur le tarmac de l’aéroport de Fuimicino. La chaleur et le bruit accompagneront mes premiers pas sur ce sol encore inconnu.
Je fermerai les yeux sur la conduite chaotique du taxi qui me mènera au centre de la ville. La voix épicée d’Adriano Celentano

Écrire en atelier: "Portrait métaphorique: présence d'un animal, portrait d'un homme"... OLIVIER BUEB 12/12/2015

PAULOT 1
Les déserts m’ont toujours attiré, qu’ils soient brûlants ou glacés. La beauté de leurs paysages, le sentiment mêlé de liberté et de dangerosité me fascinent, me rassurent tant ces territoires sont vierges de toute présence humaine.
Mon dernier voyage a guidé mes pas vers la blanche Arctique où d’une profonde eau émeraude dépasse l’infime partie visible des icebergs. Je me croyais dans un cocktail géant où s’entrechoquent des glaçons pris dans du curaçao bleuâtre.
C’est là que m’est apparu pour la première fois le gardien de ce sanctuaire. Parler d’apparition est mentir tant son camouflage

Écrire en atelier: " Une carte de vœux pour faire connaissance"... OLIVIER BUEB 12/12/2015

Monsieur Peter
Depuis un peu plus d’un mois, il pousse la porte vitrée de mon magasin à 7 heures 45 pétantes. Ce détail ne m’est apparu qu’au bout d’une semaine, un parfum discret précédait son arrivée devant le tourniquet des quotidiens. Tous les jours, il achetait « Les Échos » et « Le Monde ». Le mercredi, il y ajoutait « La Semaine Économique ». Son bonjour était mâtiné d’un accent de je ne sais où … Suède, Pologne, Pôle Nord ?

 Écrire en atelier:"Poésie et synesthésie: mélanger les sensations"... Anne-Marie Malclès  28/11/2015

Le soir fait sens.  Les pirouettes des arbres s’épanchent au sommet de la colline et dorment en dentelle. On entend le vent chahuter dans les cerfeuils. Il fait soyeux. Une hulotte tance sa vie. Martial sème son regard sur la ligne et attend. Il a rendez-vous avec sa tortureuse . Musarde-t-elle ?

Écrire en atelier:"Poésie et synesthésie: mélanger les sens"...  OLIVIER BUEB 28/11/2015

       FRAGMENTATION AVEUGLE
J’ai effleuré ce miroir poli comme un galet de rivière.
J’ai caressé le reflet de ton image au travers de la mienne.
J’ai respiré ton odeur chaude de pleine lumière au travers du tain.
J’ai savouré la lumière de ton sourire à la clarté étincelante.
J’ai contemplé, les yeux fermés, l’obscurité de ton absence.

 Écrire en atelier  "Un fait divers, trois narrateurs"...   OLIVIER BUEB 14/11/2015

ETOILE GRAND-COMBIENNE

1  Le journal : « Une étoile s’éteint dans la nuit grand-combienne » 

Mardi matin aux aurores, la brigade de Répression des Fraudes a effectué une descente au restaurant bien connu « La Farigoule ». Suite à une dénonciation anonyme et courageuse, elle a interpellé le chef étoilé Bertrand Poëllon. En effet ; la Brigade avait reçu ces derniers temps des coups de téléphones et autres mails précisant que le restaurateur, à défaut d’utiliser des produits du terroir, se servait d’aliments pour animaux afin e composer ses plats.

Écrire en atelier"Description  d'un lieu à partir de textes de Zola"...   Olivier Bueb 06/112015

UN LIEU, UNE VILLE

La ville nouvelle paraissait agrandie ; le nouveau quartier du Médard s’étendait désormais jusqu’au fleuve. Des bruits de télévisions montaient vers le ciel étoilé tandis que des stores baissés laissaient à penser que des gens honnêtes dormaient d’un sommeil réparateur. L’ombre des tours de verre se dressait pour se noyer dans les eaux noires de la Ligrande.

Écrire en atelier: "Écrire le nucléaire"... Anne-Marie Malclès  04/04/2016

Il y eut
une première fois…. 
Hiroshima,
la mort venue du ciel,
éventration de la terre ,
larmes de terreur
et l’horreur, 
dans les yeux des enfants .

Écrire en atelier: "Description d'un lieu, scénario puis parcours d'un personnage"... OLIVIER BUEB 06/11/2015 

 LE CINÉASTE 

La porte est en bois massif, simple et de couleur foncée. La clenche est en métal noirci. Quand tu ouvres cette porte, tu pénètres dans une cuisine dont le sol est fait de tomettes rouges. Elles sont polies par le temps et leur alignement n’est pas très régulier. En face de la porte, une fenêtre apporte de la lumière à la pièce. Elle part du plafond pour s’arrêter à 1m50 du sol.

Écrire en atelier: " Un mot pour un autre »  avec  Michaux et Tardieu "...  Élia Casanova 14/05/2016 

-Merdour Maline ! cette niche est en soleil !Oh c’est très lourd d’aller friche prêtement avec toi !
Dans la fourbe poile bien à épaissir des crosses pas chutées et mènement levées.
Moi,j’ai flutiaux une carbonate à sucs dans l’abreuvoir !je l’ai pas forbilé cette mine gale !
-Oh mon émoi calerions , j’ai tenté dur le violet avec de la picaille grosse,du chardu en cholette et des cartachoux surdoués..hé humlé quelle fastation ! ture fastation !!!

Écrire en atelier: "Fiction avec une nouvelle de Julio Cortázar "...   Anne-Marie Malclès  05/2016

Galerie vieille du temple, la rue était sombre.
Une silhouette féminine, rouge, s’éloignait dans le crachin du petit matin. Un homme à l’allure élancé s’approcha de la devanture et s’absorba dans la contemplation du tableau.
La femme est assise sur le lit, ses vêtements gisent sur le sol,