Écrire en atelier : "Cadre et hors cadre à deux crayons..." suite Élia et Christiane 12/2016

C’est un petit format aux bords dentelés, un noir et blanc. C’est plus grand qu’un photomaton. Un  papier brillant qui, sous la lumière,  fait des reflets gênants pour le regard.
Le personnage central est un homme. Un homme de la campagne avec un pantalon de toile claire et un pull over tricoté et bien que la photo soit en noir et blanc on le sait de couleur bordeau.
Il porte sur ses épaules un petit garçon qui se tient à l’épaisse chevelure.
L’enfant porte une barboteuse à bretelles il est un peu courbé, la lumière illumine ses yeux très clairs.
L’homme marche dans les blés murs, derrière lui le feuillage foisonnant d’un olivier antique. Tous deux émergent éblouis de cette chaude journée. Nageurs silencieux.
Je ne sais rien du photographe. Vif, il a capturé un moment simple,  somptueux.
 C’est l’air dans les cheveux poussiéreux, c’est le plaisir des petites mains qui n’ont aucun doute. C’est le retour vers la maison un soir d’été après une journée bien travaillée.
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On sent la chaleur qui tombe ce jour là. La lumière un peu crue est celle du plein été, les blés durcis et dressés sont prêts pour la moisson. Il faudra bientôt des bras,  demander aux voisins et aux cousins, car sa famille va bientôt s’agrandir, qui sait si le petit n’est pas né  tandis qu’ils allaient avertir la tante. Elle arrivera ce soir.
Il porte en lui l’espoir d’une nouvelle vie. Sa joie sereine irradie autour de lui. Cela se passera bien cette fois.