Écrire en atelier : "chronologie et récit". Elia Casanova 7/11/2016 

Depuis la dernière longue marche, le groupe avait trouvé un abri confortable en flanc de colline , assez profond pour les contenir tous,  des anfractuosités  loin de l’entrée augmentaient l’espace. Les femmes gestantes qui avaient peiné au cours du dernier raidillon pourraient s’y installer. L’entrée n’est pas face aux vents et sa hauteur prolongeait la pénétration du soleil jusqu’à l’apparition de la première étoile. Tous en avaient convenus c’était un bon lieu l’approvisionnement en eau serait aisée le cours d’eau coulait limpide

à quelques enjambées .L’installation put commencer. Ils firent un feu devant l’entrée et le nourrir généreusement.

Les industries habituelles s’organisèrent dès les premières chasses.

Une tranquillité vigilante donnait suffisamment d’assurance pour qu’il fut envisagé de s’implanter longuement: les hommes avaient déclaré que le site était giboyeux après plusieurs longs parcours de reconnaissance. Alors Les ballots de peaux tannées furent sortis au soleil.

Les groupes de chasseurs revenait souvent  avec de grosses pièces qui donnaient lieu à  de longues journées d’activité. Le dépeçage le séchage le tannage et le polissage des os se faisaient dans une prairie à l’écart,  les femmes gestantes disaient que les odeurs les incommodaient. Les groupes de jeunes s’affairaient aux  cueillettes et  ramassage du bois. A tous moments les uns ou les autres faisaient rôtir des morceaux de viandes embrochés a de longs pieux.

Les enfants en bandes partaient courant à l’assaut des arbres dénicher les oisillons ou les œufs ou fouillaient les talus en quête de mulots véloces, près du feu ils se provoquaient pour approcher les animaux que l’odeur de viande séduisait.

C’est à la fin d’une journée où le campement se réjouissait au bord de l’eau quand l’un des enfants revint avec dans ses bras une petite chose vivante et à poils. Fièrement il poussa un long cri d’une voix claire et un rire immense créa son écho. Il portait le petit animal à bout de bras et le déposa aux pieds de l’adulte qui lui paraissait la personne indiquée dans cette situation. Un silence s’ensuivit. On entendait le soir s’installer dans les ramures. Ils échangèrent des regards tout en considérant la petite chose  qui couinait en tremblant. Personne ne bougea cela valait acceptation. Très vite un conciliabule, des claquements de langue,  des mains des piétinements animèrent le groupe. Chacun venait voir la chose aux yeux transparents qui gémissait et tenait mal sur ses pattes.  

Cette journée avait été différente. Le soleil basculait derrière la colline dans une fournaise aveuglante. On avait laissé mourir le feu. La troupe remontait bruyante. Des exclamations des voix de gorge des rires une excitation particulière. Prenant le devant de la troupe une fille vint se sécher près des braises éparses ; elle psalmodiait un air très doux en basculant d’une jambe sur l’autre avant que le reste du groupe n’arrive elle saisit lestement un bois charbonné et en courant  elle traça  d’un long trait continu une ligne noire